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Prix d'excellence VDMD 2015

Pour souligner leurs projets innovateurs qui relèvent la barre en matière de responsabilité d'entreprise dans le secteur minier canadien, Vale, Dominion Diamond Corporation et Diavik Diamond Mine Inc. ont reçu les prix Vers le développement minier durable (VDMD) 2015 lors du gala de l'ICM en mai. 

En tout, 16 nominations ont été soumises par des sociétés minières membres de l’initiative VDMD. Dans le cadre de ce programme basé sur le rendement, les sociétés minières évaluent et gèrent leurs responsabilités environnementales et sociales et publient des rapports sur celles-ci. Le comité de sélection, composé de membres du Groupe consultatif des communautés d’intérêts (GCCI) de l’Association minière du Canada (AMC), a choisi les finalistes en fonction de critères comme l’innovation, l’implication et l’engagement communautaires ainsi que les résultats des projets. Le rendement VDMD a également servi d’indicateur de l’engagement envers la responsabilité d’entreprise.

Prix VDMD en engagement communautaire - Lauréat et finalistes 2015

Vale : diversifier la prospérité économique de Thompson (Lauréat 2015)

En novembre 2010, la société Vale, à Thompson, au Manitoba, avait annoncé qu’elle réduirait ses activités à seulement l’extraction et au traitement en 2015. Reconnaissant l’importance de l’exploitation minière pour l’économie de la région, Vale a immédiatement entrepris de travailler à réduire les risques possibles de ce projet de démantèlement partiel, et ce cinq ans à l’avance. En 2011, Vale a mis sur pied et financé dans sa totalité un plan de lancement en collaboration avec un groupe d’intervenants multiples, le groupe de travail sur la diversification économique de Thompson. Ce groupe a mis sur pied des plans d’action pour favoriser le développement et la diversification économiques dans la région. Ce groupe de travail a réuni un large éventail d’intervenants, y compris des représentants de Vale, du conseil tribal du Keewatin, de Manitoba Keewatinowi Okimakanak, de la nation des Cris de Nisichawayasihk, de la Ville de Thompson, de la Fédération des Métis du Manitoba, de la province du Manitoba et de la Chambre de commerce de Thompson. Ils se sont tous réunis dans un même but : accélérer le développement de Thompson en carrefour de services régional pour le Nord du Manitoba, avec l’exploitation minière comme solide pilier de l’économie.

Grâce à l’engagement communautaire, les priorités ont été déterminées, englobant notamment l’habitation, l’éducation et la formation, l’identité régionale et le tourisme, le développement économique et les infrastructures. Dans une période de deux ans et demi, les travaux du groupe de travail ont permis de développer des plans d’action socio-économiques ainsi qu’un cadre de réglementation en cours de réalisation, de même que des relations durables, établies au cours de 20 000 heures d’engagement global et respectueux. L’investissement de Vale dans le groupe de travail sur la diversification économique de Thompson totalisait plus de deux millions de dollars et a été largement reconnu comme meilleure pratique. Cette pratique exemplaire est même devenue la référence à Thompson pour la façon dont elle rassemble la population en vue de créer des changements socio-économiques positifs. Son modèle est aujourd’hui utilisé ailleurs au Manitoba.

Compagnie minière IOC : collaborer à des priorités communes dans la région Labrador Ouest

La région Labrador Ouest, comprise entre Labrador City et Wabush, est un bon exemple de la manière dont l’industrie minière peut créer des villes modernes. Labrador City, par exemple, a été construite en 1961 pour les employés de la Compagnie minière IOC et compte aujourd’hui 8 500 habitants. Pour aider à gérer l’incidence d’une industrie minière cyclique sur la population, IOC a créé le Comité consultatif communautaire (CCC) en 2006. Ce forum consultatif, formé de représentants de la société minière et d’intervenants communautaires, aide IOC à prendre des décisions éclairées touchant les besoins de la collectivité. En 2012, IOC a été encore plus loin en créant un groupe d’intervention régional pour compléter les efforts du CCC. Alors que le CCC traite de questions au niveau local, le groupe d’intervention régional, formé de membres plus anciens de l’industrie et de hauts fonctionnaires, traite et achemine les questions aux niveaux provincial ou fédéral. Le CCC et le groupe d’intervention régional se rencontrent quatre fois par année, et leurs priorités sont validées de nouveau annuellement pour s’assurer que les activités demeurent ciblées sur les enjeux les plus importants pour les collectivités locales.

Ces groupes ont généré des résultats positifs pour la région, notamment en revendiquant des logements abordables, en traitant du sans-abrisme, en travaillant pour assurer à la région une infrastructure communautaire et des services d’urgence, de santé et de garde d’enfants adéquats et en s’unissant aux établissements d’enseignement pour améliorer l’éducation et la formation. Ce qu’il y a d’admirable à propos du CCC et du groupe d’intervention régional est qu’ils ont réussi à rallier les intervenants communautaires, l’industrie et les ordres de gouvernement à un but commun : le développement et la durabilité dans les collectivités où ils sont présents.

De Beers Canada : programme d’alphabétisation familiale dans les T.N.-O.

Offrir un livre à un enfant, c’est lui faire découvrir un monde de possibilités. C’est avec cette vision que De Beers Canada a créé son programme d’alphabétisation familiale « Books in Homes » pour les élèves d’écoles isolées de communautés autochtones, situées près de sa mine de Snap Lake, dans les Territoires du Nord-Ouest. Lancé en 2003, ce programme répondait à des problèmes de faible niveau d’alphabétisation et de faibles taux d’obtention de diplôme du secondaire qui empêchaient les résidents autochtones d’obtenir un niveau plus élevé d’éducation ou des emplois dans l’industrie minière. Étant donné que l’accès limité à du matériel de lecture et l’absence quasi totale de bibliothèques scolaires contribuaient au faible niveau d’alphabétisation, le programme « Books in Homes » a été créé pour aider les étudiants à construire des bibliothèques et à susciter leur intérêt pour la lecture. Grâce à ce programme, les étudiants choisissent chaque année trois livres qu’ils peuvent apporter à la maison. De la maternelle à la douzième année, ils recevront 39 livres, gracieuseté de De Beers. Jusqu’à ce jour, De Beers a offert 37 000 livres aux étudiants et, depuis 2007, la société achète des livres de la librairie locale Yellowknife Book Cellar.

De Beers collabore avec les intervenants communautaires pour concevoir et orienter le programme. Cette collaboration a donné lieu à d’importants résultats, notamment l’expansion du programme à tous les niveaux, non seulement aux étudiants de l’élémentaire comme initialement prévu, et au-delà des sept collectivités du T.N.-O initiales. De Beers s’est également associée à Yellowknife Book Cellar pour mettre sur pied une « foire du livre » qui permet de recueillir des livres que les enfants peuvent choisir et emporter avec eux après leur visite, une expérience beaucoup plus intéressante que le format de commande original. Plusieurs indicateurs témoignent de l’influence positive du programme sur les collectivités de la région. La présence à l’école augmente les jours de foire du livre, l’intérêt pour le programme est en hausse et les parents visitent de plus en plus Yellowknife Book Cellar avec une liste des livres que leurs enfants veulent acheter.

IAMGOLD Corporation : une plateforme multifonctionnelle offre de nouvelles occasions aux femmes de la région

Dans le village d’Essakane, près de la mine Essakane d’IAMGOLD au Burkina Faso, l’agriculture, l’élevage de bétail et le lavage de l’or (recherche d’or manuellement) sont les principales activités économiques. Les femmes accomplissent la plupart des tâches domestiques, en particulier la préparation des repas, qui occupe 50 % de leur temps. Lors d’une réunion avec les représentants de la mine, les femmes du village ont mentionné qu’elles souhaitaient un moulin à grains électrique, qui réduirait considérablement le temps nécessaire à décortiquer et à moudre les grains, un produit de base dans le régime alimentaire de la région. Les méthodes traditionnelles exigent d’utiliser un mortier et un pilon pour moudre le grain et le transformer en farine, un processus nécessitant de deux à trois heures. Ce travail exige également la participation de plus d’une femme.

En réponse à cette demande, IAMGOLD a communiqué avec l’ONG OCADES Kaya, établie au Burkina Faso, pour aider les femmes à construire une plateforme multifonctionnelle qui offrirait des services d’égrenage et de mouture du grain ainsi que de nouveaux services, notamment une station de soudage. Grâce à l’installation de cette plateforme en 2013, les femmes ont maintenant accès à la technologie qui produit une farine de qualité supérieure en seulement deux minutes. Leur travail est depuis considérablement allégé, libérant du temps pour d’autres activités, par exemple suivre des cours d’alphabétisation et apprendre des compétences utiles, comme le microfinancement. Les femmes ont également acquis de l’expérience dans la gestion technique et financière de la plateforme ainsi qu’une expérience et des occasions qui étaient auparavant le privilège des hommes. La plateforme est en elle-même un abri muni d’un toit en appentis, construit à l’aide de bois recyclé provenant des matières de rebut de la mine Essakane. Ce bâtiment sert également de lieu de rencontre où les femmes peuvent discuter de la gestion de la plateforme. La mine a également fait don de déchets de métaux pour une formation sur le soudage, offerte sur le lieu de la plateforme. Les métaux ont été utilisés pour fabriquer et réparer de l’agroéquipement et du matériel de construction de maisons. En avril 2015, le Consortium OCADES KAYA/DORI se retirera du projet pour permettre aux femmes du village de prendre en charge la totalité de la gestion de la plateforme. Ces dernières prévoient ajouter des activités lucratives qui assureront la durabilité de la plateforme.

Prix VDMD en excellence environnementale - Lauréat et finalistes 2015

Mine Ekati de la Dominion Diamond Corporation et Diavik Diamond Mine Inc. : surveillance des grizzlis dans les Territoires du Nord-Ouest (Lauréat 2015)

Lorsque les organismes de réglementation et de surveillance et les intervenants communautaires ont demandé un programme de surveillance des grizzlis, à la mine de diamants Ekati (exploitée par Dominion Diamond Corporation) et à la mine de diamants Diavik (exploitée par Rio Tinto), on a répondu en élaborant un nouveau programme dépassant les exigences de surveillance environnementale. Le programme régional conjoint visant l’ADN du grizzli a été conçu pour évaluer les tendances de la population des grizzlis et déterminer l’incidence des activités minières sur l’abondance relative et la distribution des grizzlis avec le temps.

Après une étude pilote réussie, la phase initiale de deux ans du programme a débuté en 2012, et la compilation des données de la population de base a été terminée en 2013. Cette étude, effectuée sur une superficie de 16 000 km2 de la toundra centrale, englobait les propriétés des deux mines. Cette zone a été divisée en sections de 12 x 12 km, avec un poste dans chaque section, pour un total de 112 postes. On a fait appel au savoir traditionnel des aînés de la communauté et aux utilisateurs des terres pour le développement et l’emplacement des postes. Ces postes ont été construits à l’aide de mécanismes d’appât des ours pour permettre de recueillir des échantillons de poils laissés par les ours pour les soumettre à une analyse d’ADN. En tout, 1 902 échantillons de poils ont été recueillis en 2012, et 112 grizzlis ont été identifiés. En 2013, ce nombre est passé à 4 709 échantillons et à 136 grizzlis identifiés, parmi lesquels 39 n’avaient jamais été détectés. Les résultats suggèrent une fréquence de détection de 9 à 11 ours par 1 000 km2 au-delà des estimations de 1990, alors que la fréquence était de 3,5 ours par 1 000 km2, indiquant une population stable ou à la hausse d’ours dans la région. Ce projet, le plus important programme régional conjoint visant l’ADN du grizzli dans le territoire, a été la première grande collaboration entre les mines de diamants dans la région. Récemment, la mine de Snap Lake de De Beers et le projet Gahcho Kué ont apporté leur contribution, doublant ainsi la superficie étudiée à plus de 30 000 km2. Devant le succès obtenu, le gouvernement du Nunavut a également déployé des programmes semblables à rivière Back, à Hackett River, au lac Courageous, au lac Izok, à Hope Bay et dans l’Arctique de l’Est.

Vale : gestion de l’ours noir au pays des ours

Près de la mine de Voisey’s Bay de Vale, à Terre-Neuve-et-Labrador, il est possible d’apercevoir plus de 650 ours noirs dans une année donnée. En 2005, Voisey’s Bay a développé sa stratégie innovatrice de gestion de l’ours noir, qui traite non seulement du danger de travailler au pays des ours, mais qui respecte également l’importance culturelle de l’ours noir pour les Innus et Inuits du Labrador. Cette stratégie reconnaît que, à titre de visiteuse dans la région, la mine doit coexister avec son environnement sans nuire aux espèces. Il est essentiel de prévenir les rencontres. Il s’agit de réduire ce qui attire les ours, par exemple la nourriture et les déchets, et de restreindre leur accès aux bâtiments et aux infrastructures du site. Avec les années, cette stratégie a donné lieu à de nombreuses innovations, souvent créées à l’interne, pour conserver et éliminer les déchets de cuisine et pour installer des poignées modifiées pour éviter que les ours ouvrent les portes avec leurs pattes. Après avoir observé des oursons grimper dans les poteaux électriques sur la propriété et s’y tenir perchés, la mine a entouré les poteaux d’un revêtement spécial qui les rend trop glissants pour pouvoir y grimper.

Tous les nouveaux employés, les entrepreneurs et les visiteurs suivent une formation qui comprend de l’information sur les ours noirs, quoi faire en cas de rencontre, la politique et les pratiques de l’entreprise à leur sujet et la façon de rapporter leur présence. Les moyens de dissuasion comme les effaroucheurs acoustiques et les projectiles en caoutchouc ne sont utilisés qu’au besoin pour encourager un ours à quitter un endroit où du personnel pourrait être présent ou lorsqu'un ours fait preuve d'acharnement ou présente un comportement agressif. Dans l’éventualité où un ours devient agressif ou qu’il tente à plusieurs reprises d’entrer dans un bâtiment ou le coin-repas, Vale demande au gouvernement ou aux intervenants autochtones de piéger et de déplacer l’ours loin du site de la mine. En tout dernier lieu, il pourra être nécessaire de tuer l’animal si ce dernier ne peut être déplacé avec succès, mais seulement après consultation avec les intervenants. Dans ce cas, la peau et la viande seront préparées et entreposées dans le congélateur communautaire à Nain, la collectivité la plus près du site. Grâce en grande partie à cette stratégie, on ne rapporte aucune blessure au personnel de la mine résultant de la rencontre avec un ours noir.

IAMGOLD Corporation : cultiver les espaces verts près des écoles du Burkina Faso

Dans la région de Sahel au Burkina Faso, les plantes épineuses forment la grande partie de la végétation, et la densité d’arbres y est très faible en raison des changements climatiques et de la désertification. Aux écoles situées près de la mine Essakane d’IAMGOLD, il y a peu d’arbres permettant aux enseignants et aux étudiants de se protéger du soleil, du vent et des tempêtes de sable. Le personnel de la mine y a vu une occasion d’améliorer la situation et, après consultation avec les collectivités avoisinantes, a lancé un projet de plantation nommé « Bosquets scolaires ». Ce projet vise à promouvoir l’éducation écologique chez les étudiants – les décideurs de demain – pour les encourager à agir afin de protéger l’environnement et de remplacer des pratiques nuisibles par des pratiques positives. Depuis 2013, quatre écoles près de la mine Essakane ont créé des bosquets et des jardins potagers qui sont entretenus par les étudiants, sous la supervision de leurs enseignants. Des centaines d’étudiants ont appris des techniques de plantation et d’entretien des arbres et de culture des légumes, lesquels sont utilisés dans les cantines scolaires pour les repas des étudiants. Outre les avantages liés à la nutrition et à l’éducation écologique, les bosquets ont apporté d’autres bienfaits. Différents arbres d’ombrage et fruitiers qui ont été plantés améliorent la qualité de l’air, fournissent un habitat favorable à la faune et empêchent l’érosion du sol puisque la couronne de l’arbre agit comme un écran contre le vent et les tempêtes de sable.

Ce projet regroupe différents intervenants : étudiants, enseignants, collectivités, autorités environnementales et scolaires et la mine. Les collectivités près de la mine, particulièrement l’association des parents, ont participé à chaque phase du projet, apportant une information pertinente à propos de la terre et des pratiques agricoles ainsi que la main-d’œuvre nécessaire pendant la plantation des bosquets. Pour sa part, la mine a contribué à l’expertise technique, à l’équipement et aux fournitures nécessaires pour planter les arbres. La mine remet également des prix d’excellence aux écoles participantes. Devant le succès du projet, d’autres collectivités ont manifesté un intérêt croissant pour la plantation de bosquets à leurs écoles.