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Un nouveau rapport révèle un besoin urgent de soutien supplémentaire de la part du gouvernement afin d’améliorer la compétitivité de l’industrie minière canadienne

Aujourd’hui, l’Association minière du Canada (AMC) publie son rapport annuel Faits et chiffres, un document visant à fournir un aperçu complet des tendances actuelles dans le secteur minier canadien. Le secteur minier du Canada s’est longtemps illustré au premier plan à l’échelle mondiale quant à la production minérale, au financement minier, aux services et produits miniers, au développement durable et à la sécurité. Toutefois, les données de cette année démontrent que notre compétitivité diminue.   Le Canada perd de sa capacité à saisir de nouvelles occasions de croissance et il est essentiel que les gouvernements fédéral et provinciaux prennent des mesures pour renverser cette tendance.

« Au cours de la dernière décennie, le leadership du Canada dans le secteur minier s’est dégradé d’une année à l’autre, sans donner aucun signe de revirement, et le soutien des gouvernements est absolument essentiel à l’amélioration et au maintien de notre position de chef de file, a déclaré Pierre Gratton, président et chef de la direction de l’AMC. Au cours des derniers mois, nous avons été encouragés par les initiatives mises de l’avant par les gouvernements fédéral et provinciaux en reconnaissance des défis auxquels se heurte notre industrie, notamment la décision de renouveler le crédit d’impôt pour l’exploration minière pour une durée de cinq ans, la bonification des déductions pour amortissement accéléré et le récent Plan canadien pour les minéraux et les métaux. Ces mesures devraient toutes contribuer à renverser les tendances actuelles. Toutefois, ce n’est qu’un début et nous devons d’agir sans tarder. »

Le nouveau rapport Faits et chiffres met en lumière un certain nombre de tendances inquiétantes, notamment :

  • Le Canada a perdu le rang qu’il occupait pour 7 des 16 produits de base pour lesquels il avait été l’un des cinq plus grands producteurs au cours des cinq dernières années.
  • Le Canada est demeuré l’une des principales destinations mondiales des dépenses en exploration pour le minerai non ferreux en 2017, mais a continué de perdre des parts de marché au profit d’autres pays, notamment l’Australie. Il s’agit de la sixième année consécutive de recul du pourcentage canadien des investissements d’exploration internationaux.
  • La valeur totale des projets prévus et en voie de mise en œuvre pour la période de 2018 à 2028 a diminué de 55 % par rapport à 2014, passant de 160 à 72 milliards de dollars.
  • L’investissement en capital dans le secteur minier a d’ailleurs connu un déclin chaque année depuis 2012, et les dépenses prévues pour 2018 ont été en phase avec cette tendance.
  • Seulement quatre nouveaux projets miniers, tous visant des mines d’or, ont été soumis pour une évaluation environnementale fédérale en 2017, ce qui est bien en dessous des sommets de 2012-2014.
  • En 2016, InfoMine, une base de données de l’industrie minière, a rapporté que le secteur de l’approvisionnement minier de l’Australie avait surpassé celui du Canada, et que ce dernier tombait en troisième position. En 2017, l’écart s’est creusé : l’Australie a ajouté plus de 200 entreprises à sa liste. En 2018, le Canada comptait près de 800 entreprises de moins que l’Australie, et n’a inscrit que deux nouvelles entreprises par rapport à l’année précédente.

« Un des principaux enjeux qui menace l’industrie minière au Canada provient de la diminution de l’investissement dans les projets miniers, ce qui fait planer de l’incertitude sur les perspectives économiques du pays. L’Australie, en comparaison, continue de faire des percées importantes dans le secteur minier. En 2017, les investissements directs étrangers de l’Australie s’élevaient à 315 milliards de dollars australiens, soit 37 % du total des investissements du pays. Au Canada, par contre, les IDE pour l’industrie minière étaient de 28,2 milliards de dollars pour la même année, soit 2,5 % du total, poursuit M. Gratton. Il reste beaucoup à faire pour renforcer notre compétitivité à l’échelle nationale et internationale si nous voulons que le Canada reprenne sa position de chef de file mondial dans le secteur minier. »

Malgré ces tendances, le secteur minier canadien continue d’offrir des avantages considérables aux Canadiens et Canadiennes des régions rurales et urbaines, ce qui souligne l’importance de s’assurer que l’industrie minière continue de prospérer au pays. 

Voici d’autres faits saillants du plus récent rapport Faits et chiffres :

  • L’industrie minière emploie directement 426 000 travailleurs à l’échelle du pays dans les secteurs de l’extraction minière, de la fonte, du traitement et de la fabrication, auxquels s’ajoutent 208 000 emplois indirects.
  • En 2017, le secteur des minéraux a contribué directement et indirectement à hauteur de 97 milliards de dollars au PIB nominal du Canada, soit 5 % du total.
  • La rémunération annuelle moyenne des travailleurs de l’industrie minière en 2017 était supérieure à 117 000 dollars, ce qui dépasse celle des travailleurs de la foresterie, de la fabrication, des finances et de la construction.
  • À l’échelle internationale, le Canada est l’un des principaux pays miniers et l’un des plus grands producteurs de minéraux et de métaux. L’industrie représentait 19 % (97 milliards de dollars) des exportations de biens du Canada en 2017, et vendait à l’étranger un vaste éventail de minéraux et de métaux.
  • Toute proportion gardée, l’industrie minière est aussi celle qui emploie le plus grand nombre d’Autochtones canadiens dans le secteur privé, et elle leur a fourni plus de 16 500 emplois en 2017.
  • La Bourse de Toronto (TSX) et la Bourse de croissance TSX sont les plus importantes places boursières au monde pour l’exploitation et l’exploration minières, comptant près du tiers des capitaux propres mobilisés sur la planète en 2017, soit 8,5 milliards de dollars.
  • L’industrie minière génère environ 50 % des revenus annuels totaux du transport ferroviaire de marchandises, en plus d’être le secteur le plus important au pays pour ce qui est du volume expédié par voies ferroviaires et maritimes.

« Dans l’ensemble, ce rapport illustre ce que nous savons depuis un certain temps. Depuis des décennies, notre industrie joue un rôle de premier plan dans la production des minéraux et des métaux. Nous sommes un chef de file dans le secteur des services et de l’approvisionnement minier. Un chef de file en financement minier. Un chef de file en matière de durabilité et de sécurité. Toutefois, cette position est mise en péril et sera perdue si aucune mesure continue et décisive n’est prise, et ce, tant à l’échelle fédérale que provinciale », conclut M. Gratton.

Pour en savoir plus sur le rapport Faits et chiffres de l’AMC, visitez le site https://bit.ly/2NZ3OQR.   

Secteur important de l’économie canadienne, l’industrie minière compte pour 97 milliards de dollars du PIB national et 19 % de la valeur totale des exportations canadiennes. Le secteur minier canadien emploie, directement et indirectement, 634 000 personnes partout au pays. Toute proportion gardée, il s’agit du plus grand employeur du secteur privé à embaucher des Autochtones et d’un client important des entreprises autochtones.

 

À propos de l’AMC

L’Association minière du Canada est l’organisme national qui représente l’industrie minière canadienne. Ses membres, qui sont responsables de la majeure partie de la production canadienne de métaux de base et précieux, d’uranium, de diamants, de charbon métallurgique, de pétrole extrait des sables bitumineux et de minéraux industriels, sont présents dans les secteurs de l’exploration minérale, de l’exploitation minière, de la fonte, de l’affinage et de la fabrication de produits semi-finis. Visitez le site www.mining.ca/fr pour obtenir plus de détails. 

 

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